Dans l’apprentissage de l’écriture de la langue française, nous considérons important que l’enfant acquiert une compréhension approfondie de la construction des phrases et des relations entre les groupes ou constituants de la phrase. En effet, seulement la compréhension qui intègre et relie les connaissances grammaticales entre elles permet de résoudre des problèmes d’écriture. La grammaire nouvelle vise donc à amener les élèves à comprendre le fonctionnement de la langue et du même coup, de la voir comme un système. Aussi, la réforme actuelle de l’éducation voit l’enfant comme un apprenant actif qui construit continuellement ses connaissances. Par contre, il ne construit pas son savoir seulement dans l’action créée par sa propre expérience. Par exemple, selon Piaget, l’aspect social vient jouer un rôle primordial dans la construction des connaissances de l’apprenant. Ce dernier a donc besoin d’interagir avec d’autres qui deviendront des facilitateurs d’apprentissage. Une démarche active favorise l’observation, la réflexion, la formulation et la vérification d’hypothèses de règles tout en interagissant entre pairs, avec l’enseignant, ou encore avec les TICS comme par exemple, le logiciel Antidote.
L’enseignant doit encourager l’apprenant à expliquer ce qu’il fait ou ce qu’il voit. Il doit donc permettre aux élèves de construire leur compréhension de la langue par l’action et la réflexion.
Prenant en considération ces faits, il m’est évident que le logiciel Antidote peut aider les enseignants et surtout les élèves dans l'apprentissage de l’écriture de la langue française.
Le correcteur d’Antidote est à la fois un correcteur d’orthographe et un correcteur grammatical avancé. Il fait l’analyse syntaxique complète de la phrase et vérifie l’orthographe, la syntaxe, les accords grammaticaux, la conformité à l’usage et bon nombre d’autres règles d’écriture du français. Ce logiciel est non seulement un correcteur fiable, mais surtout un outil qui aide à réfléchir sur la langue, à être actif dans son apprentissage. En effet, cet outil ne vous donne pas seulement des choix de mots possibles qui pourraient remplacer l’erreur, mais il invite l’auteur du texte à lire des explications sur son erreur qui suivent la proposition. Antidote nous invite donc à réfléchir sur ce que l’on vient d’écrire. Par exemple : Deux estimations le confirmant ont été reçu. Antidote soulignera non seulement l’erreur en rouge, mais lorsque que l’on clique sur l’erreur en question, il nous explique cette dernière. Voici son explication : reçues Fém.Plur. (Reçues, participe passé employé avec " être " s’accorde avec son sujet, deux destinations.)
Examinons maintenant le prisme de révision. Ce dernier permet d’aller au-delà de la correction d’un texte et d’en améliorer le style et le contenu. Il peut donc permettre à l’élève d’enrichir son texte ou ses phrases tout en lui laissant un choix. Par exemple, le prisme permet de voir la répartition des adjectifs épithètes dans le texte et de voir la répartition des modes verbaux. Il est donc clair qu’encore une fois, Antidote est sans aucun doute un formateur qui interagit avec l’auteur et qu’il ne le déclare jamais scripteur parfait.
Je n’ai aucun doute sur la fiabilité formatrice d’Antidote sur des élèves du primaire. Toutefois, il est certain qu’il s’adapte à des élèves du deuxième cycle et troisième cycle, pour le simple fait que ces derniers doivent être en mesure de bien réagir aux explications données par le logiciel. Je peux facilement envisager une réécriture, en dyade, de dictée ou de texte sur Antidote. Les équipes pourraient discuter et réfléchir sur ce que le logiciel leur propose. Ces dernières seraient donc participantes d’une démarche active de découverte.
Pour conclure, je crois fortement que le logiciel Antidote, par son aide et sa polyvalence, peut développer l’amour de la langue. Il est donc clair pour moi que ce logiciel devrait équiper toutes les écoles du Québec et que tous les enseignants devraient être formés à son utilisation.
i_Nadeau M., Fisher C. 2006, La grammaire nouvelle : la comprendre et l’enseigner. Montréal : Les éditions de la Chenelière inc. P.66
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2 commentaires:
Bonjour Francis,
J'ai beaucoup apprécié ton point de vue sur l'utilisation du logiciel Antidote. Tes propos, ainsi que la rencontre avec Madame Dolorès Tam , m'ont convaincue que ce logiciel n'était pas qu'un simple correcteur. Antidote peut réellement devenir un outil qui permet de réfléchir sur la langue.Pour ce faire, il faut, bien sûr, prendre le temps de s'arrêter et de s'interroger. Le malheur, bien souvent, c'est que les gens ne prennent pas le temps de faire ce travail de réfexion. Ils pensent plutôt:
"Antidote peut corriger à ma place et m'épargner du temps, alors pourquoi me casserais-je la tête?" Dans cette optique, je crois qu'Antidote n'est pas un outil utile. Pour qu'il le soit, je pense qu'il faut demeurer critique dans l’utilisation qu'on en fait et tenter d'en retirer le meilleur.
Finalement, j'ai beaucoup aimé ton idée d'activité qui proposait la réécriture d'un texte ou d'une dictée, en dyade, à l'aide du logiciel. Voilà, selon moi, une manière intelligente d'utiliser cette merveilleuse ressource qu'est Antidote. Bravo!
Bonjour Françis,
J'ai trouvé ton blogue très intéressant. Je me suis procuré le logiciel Antidote récemment et je vais t'avouer que je ne peux plus m'en passer, il m'aide énormément à améliorer mon français. Par contre, je crois qu'il faut quand même faire attention lorsqu'on utilise cet outil, car Antidote peut lui aussi faire des erreurs. Celui-ci perçoit le sens de ta phrase à sa manière alors, il peut te trouver des fautes que tu n'as pas nécéssairement, d'où l'importance de s'interroger et de vérifier chaque faute. Je crois même que ce logiciel devrait être utilisé après avoir faite nous-mêmes une correction de notre texte. Il reste à l'utilisateur de ce logiciel d'en juger.
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