dimanche 5 octobre 2008

J'appuie l'Association canadienne de la dyslexie

Le 13 septembre 2008, j’ai lu : La méthode EMS. Ce document a été créé en 1998 par Louise Brazeau-Ward qui fait partie du centre canadien de la dyslexie.
Pendant la lecture du document sur l’enseignement multisensoriel simultané, je me suis vite rendu compte que je ne savais pas vraiment ce qu’était la dyslexie. Évidemment, j’en avais déjà entendu parler par l’entremise de certaines histoires et pour moi, ce n’était qu’un problème d’inversion de lettres lors de la lecture ou de l’écriture. Dans la réflexion qui suit, j’expliquerai ce que je comprends de la dyslexie et du même coup, je ferai des liens avec l’application de cette méthode dans ma future vocation d’enseignant.

Dans un premier temps, il est maintenant clair pour moi que la dyslexie ne se limite pas seulement à l’inversion de lettres ou de nombres, mais plutôt à un problème avec les mots et à tout ce qu’on en fait : le lire, l’écrire, le dire, s’en souvenir, l’organiser ou encore le conformer à des règles complexes. Je sais maintenant qu’il existe différents symptômes qui pourraient nous indiquer qu’une personne souffre de dyslexie et que ces symptômes sont liés à trois grands types fondamentaux de la dyslexie : la dyslexie moteur ( la dysnemkinésie), la dyslexie auditive ( la dysphonésie) et la dyslexie visuelle ( la dyseidésie). Je peux remarquer que ces trois types de dyslexie nuisent directement au cheminement scolaire des élèves du primaire puisque les aptitudes motrices, visuelles et auditives forment un tout nécessaire afin d’apprendre la langue et que cette dernière est le médium premier pour toutes les disciplines scolaires.
Je sais maintenant, grâce au cours de didactique de l’écriture et de la grammaire au primaire, que pour apprendre à lire, les enfants doivent d’abord développer leur conscience phonologique. En d’autres mots, ils doivent prendre conscience que les mots de la langue parlée peuvent être décomposés en de petites unités de son que l’on appelle phonèmes, que ces derniers forment des syllabes et que ces mêmes mots, quand on les écrit ou qu’on les lit, sont formés de lettres qui représentent ces sons. Chez les dyslexiques, la partie du cerveau qui gère l’information sur le mot est défectueuse. Heureusement, grâce à la méthode EMS, nous pouvons donner un bon coup de pouce à ces élèves qui souvent peuvent développer une frustration qui nuira, un jour ou l’autre, à leur expérience scolaire.

En effet, la méthode EMS, l’enseignement multisensoriel simultané, est une méthode d’enseignement systématique, explicite et séquentielle. Elle apprend aux enfants comment les mots s’épellent ou se prononcent. Nous revenons à la base en utilisant toutes les aires associatives du cerveau simultanément : visuelle, auditive, kinesthésique et tactile. Par exemple, pour aider un ou plusieurs élèves dyslexiques, un enseignant peut faire grossir les lettres d’un texte, amener l’élève à écouter un texte tout en le lisant, inviter l’apprenant à associer les lettres à des mouvements corporels dans le but que ce dernier puisse vraiment s’approprier la graphie de la lettre ou encore, l’amener à tracer des lettres dans du sable ou du sel ; toujours dans le but de stimuler les sens.
Pour conclure, lorsque je serai enseignant, je crois fermement qu’en préparant mes cours adéquatement, de façon systématique et cumulative et en adaptant continuellement mon enseignement afin de respecter les aptitudes de chacun de mes élèves, je rendrai un grand service à ces derniers. En effet, par cette façon d’enseigner la langue, je m’assurerai non seulement de prévenir les éventuels problèmes de dyslexie qui pourraient s’aggraver, mais aussi que tous mes élèves développent une bonne conscience phonologique. Finalement, j’appuie l’Association canadienne de la dyslexie qui recommande que tous les sujets qui entourent l’enfant soient informés des concepts de base de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et des difficultés que représente cet apprentissage.