C’est à travers le cours de didactique de l’écriture et de la grammaire au primaire que j’ai vraiment pu constater les différences entre l’enseignement traditionnelle du français et l’enseignement intégrant l’apprentissage de cette même matière. En effet, ce cours m’a fait vivre des situations et m’a fait découvrir du matériel didactique qui m’ont montré à quel point l’enseignement d’aujourd’hui, ou du moins comment il devrait être, est à la fois plus divertissant, plus intéressant et plus signifiant qu’autrefois.
Sans dire que l’enseignement traditionnel était insignifiant pour l’élève, je dois préciser qu’il ne misait pas sur la compréhension de l’écrit. Aussi, on ne prenait pas en considération l’enfant comme étant le centre d’intérêt. Plus précisément, on misait plus sur le contenu et pour qualifier les performances, on se basait sur l’habileté à passer à travers ce contenu sans pour autant le comprendre. De ce fait, il est évident qu’il n’y avait pas d’adaptation pour les élèves qui avaient des difficultés ; les exercices et les activités étaient identiques pour tous. On se contentait plutôt de recommencer les mêmes explications et les mêmes exercices jusqu’à ce que l’enfant semble comprendre. De plus, les élèves étaient passifs dans leurs apprentissages. En effet, on leur donnait de la matière et on leur demandait d’encaisser le tout sans trop réfléchir. De plus, les interactions élève/élève ainsi que ceux entre les élèves et l’enseignant, n’avaient pas leur place ; peut-être que c’était trop difficile à gérer selon la vision des enseignants traditionnels.
Maintenant, c’est la vision de l’enseignement intégrant l’apprentissage qui devrait être dans nos écoles. Dans cette vision, l’enseignement est concentré sur l’élève puisque ce dernier construit lui-même ses connaissances. De ce fait, chaque élève peut être dans une même classe sans pour autant appartenir au même échelon de compétence. Dans cette optique, comme enseignant, il est donc primordial de chercher à comprendre où est rendu l’élève dans la construction de ses connaissances et d’adapter les cours, les activités et les exercices par rapport aux diagnostiques posés sur ce dernier. C’est à travers des activités signifiantes, qui suscitent l’intérêt des élèves, que l’on accorde plus d’importance aux interactions entre les acteurs de la classe. En effet, en termes de socio-constructivisme, un apprenant construit ses connaissances par lui-même et avec la vision des autres. On incite l’élève à se questionner et par ce fait même, il peut véritablement s’approprier l’écrit. L’enfant peut vivre un enseignement plus global qui se déroule dans un environnement riche et varié : on peut faire ressortir des règles de grammaire dans un contexte d’univers social ou de mathématique.
En conclusion, il me semble que de nos jours, autant d’enseignants pratiquent l’enseignement traditionnel que l’enseignement intégrant l’apprentissage. Selon moi, l’important c’est que chaque enseignant connaisse l’existence des deux visions et que chacun d’eux sache en faire ressortir le meilleur de chacune par rapport aux enfants qu’ils ont dans leur classe. Par contre, je crois que dans les deux visions, deux valeurs devraient être en tête : le respect de chaque élève de ses intérêts et de son bagage de connaissances, la coopération et l’action.
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